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  Je suis né en décembre 1961 de parents émigrés espagnols ayant très peu fréquenté l’école, ouvriers agricoles et dont la religion a toujours été le travail.
   

  Nous vivions dans un vieux mas à l’écart du village dans un environnement proche de celui décrit par Marcel Pagnol dans ses souvenirs d’enfance : garrigue, cigales et parties de chasse avec mon père.   
 

      J’ai découvert l’école à 5 ans et rencontré d’autres enfants de mon âge parmi lesquels je me suis facilement intégré.
   

École primaire dans le village, collège dans le bourg voisin et lycée à Avignon jusqu’au Bac en 1980 décroché par surprise à la deuxième tentative.


Un peu par dépit, j’avais décidé d’arrêter mes études l’année précédente pour devancer l’appel et m’engager dans la gendarmerie mais j’étais trop jeune, j’ai donc refait une année de terminale après un premier échec.
   

     Avec le recul, je m’ennuyais encours et je pense avoir été mal orienté en fin de 3ème.
   

      Je voulais être prof d’espagnol mais j’ai été dirigé vers une filiale scientifique dans laquelle je ne me suis pas retrouvé.
 Je ne regrette rien 😋

   

      1980, service national dans la gendarmerie, suivi de 6 mois d’école à Montluçon dont je suis sorti 9ème sur 125.

 Affecté dans lui petit village du Tarn en brigade départementale.
   
Vu mon classement, j’étais promis à l’avancement mais j’ai choisi de demander une disponibilité au bout de 4 ans et demi.
   

À mes yeux la gendarmerie était un service public au service du public mais dans les faits, j’avais la sensation d’être payé pour emmerder le monde. Cela m’étant devenu insupportable, j’ai choisi de partir, tout lâcher, pour sauter dans le vide.

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   1986  Je suis revenu chez mes parents, attendant un vague projet de chantier en Algérie qui ne s’est jamais fait, j’en ai profité pour m’essayer à l’animation radio comme j’avais commencé à le faire durant ma dernière année de gendarme.
   

    J’ai dû trouver un travail, j’ai passé mon permis poids lourd et me suis retrouvé en contrat chez des négriers dans une usine de préfabriqués en béton que j’ai quittée au bout de trois mois. J’ai rejoint l’ami avec lequel je faisais de la radio à Albi et qui avait déménagé à Montpellier. Nous avions un vague projet de travail en commun mais il attendait que je le pousse quand moi j’attendais qu’il me tire…

    Grâce à lui j’ai malgré tout commencé à fréquenter des musiciens et des acteurs, d’où ma rencontre déterminante avec Daniel, celui qui m’a presque forcé la main pour que j’intègre la troupe Zingaro qui connaissait alors ses premiers succès.


    Je les ai rejoints à Milan en septembre 1987. Nouveau saut dans le vide et nouvelle aventure, totalement inattendue et incroyable cadeau de la Vie.
Des tournées en Europe, une vie en caravane, des chevaux, jamais de salle vide, un triomphe jamais démenti durant les 3 créations auxquelles j’ai participé.

    L’apprentissage du public, des fourberies de l’ego, le cinéma, le festival de Cannes et tant d’autres choses incroyables !
   

  J’ai choisi de quitter la troupe le 31 décembre 1993, l’évolution qu’elle avait prises sous l’impulsion de Bartabas ne me correspondait plus. L’expérience du cinéma avait brisé quelque chose en moi.


    Je suis parti dans un nouveau saut dans le vide et je sentais bien que le métier d’acteur qui m’avait tant apporté jusque là ne me nourrissait plus intérieurement.

 

À SUIVRE…

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